Une des fonctions des consulats est de protéger ses citoyens quelque soit le pays où ils se trouvent. Ceux-ci peuvent fournir des indications contenues dans leurs archives concernant les français domiciliés à l'étranger. Paolo Pronio explique: "l'inscription au Consulat français dans le cas de Buenos-Aires, n'était pas obligatoire. Il y avait (et de fait il y a encore) des Consulats dans plusieurs villes du pays, avec parfois des Agents Consulaires. La plupart des français s'inscrivaient au Consulat, ce fut le cas de ma famille, et obtenaient une Carte d'Identité Consulaire."

Toutefois ce n'était pas le cas de tous, au début du siècle dernier. En effet, beaucoup de français ne s'inscrivaient pas, et n’inscrivaient pas, non plus, leurs enfants. Dans ce cas là, les enfants n’apparaissaient dans aucun registre comme étant de nationalité française, ceci pour une raison précise,l'Argentine appliquait à cette époque le critère du jus solis (la nationalité est celle de la terre de naissance), alors que les autres pays d'émigration soutenaient le jus sanguinis (la nationalité est héritée par voie paternelle)."
De ce fait, dans la mesure où, pendant 50 ans, ils n’avaient pas réclamé la citoyenneté française ils finissaient par la perdre, ainsi que leurs descendants. La législation française fait une exception à cette norme pour les citoyens du Canada, pour des raisons évidentes.

Pour les français nés à l'étranger, ainsi que ceux nés dans les anciennes colonies ou les protectorats, les actes de naissance et de mariage se trouvent au Ministère des Affaires Etrangères. Le registre civil consulaire antérieur à 1892 se trouve aux Archives de Paris. Aux Archives de Nantes se trouvent les dossiers de moins de 75 ans, incommunicables sauf aux intéressés ou à leurs descendants.