Le registre civil (El Registro Civil)

La loi sur le Registre Civil a été instaurée en 1886, en commençant par la « Capital Fédéral ». Dans les provinces et les territoires nationaux ce fut, généralement, à partir de 1889. Il convient d'indiquer que la création des Registres Civils eut un processus progressif, en débutant par les localités les plus peuplées. Ce n'est pas une règle, mais généralement les actes civils contiennent davantage d'informations que les actes paroissiaux (lieu de naissance des conjoints, par ex.)

Les archives concernant l’état civil existent en deux exemplaires : un livre au Registre Civil de la localité où s’est produit l'événement et un autre livre au Registre Provincial Central, généralement appelé "Direction Générale de Registre Civil". Chaque province argentine à sa Direction Générale. Lorsqu’il est nécessaire d'effectuer une recherche avec peu de renseignements, on recommande de s’adresser aux Archives Centrales. Dans certaines provinces les doubles sont gardés au Registre Provincial.

Dans le blog Ancestros Italianos vous trouverez les Adresses des Registres Civils de chaque province argentine. Il est nécessaire de souligner que certains d’entre eux n'envoient pas de documents en dehors des limites de leur province (y compris à d'autres provinces argentines). A contrario, certaines Directions Générales font des envois même à l’étranger. Il n'existe pas de réglementation généralisée pour l'expédition des actes dans le pays.

Registres Paroissiaux (Registros Parroquiales)

En Argentine les registres paroissiaux ont été mis en place vers le milieu du XVIème siècle. Les livres les plus anciens se trouvent dans le Nord argentin et dans la Région de CUYO. Au Rio de la Plata ceux-ci ont été mis en place plus tardivement, car les colonisateurs espagnols ont mis plus de temps à faire plier les indigènes qui habitaient la région et à la coloniser. Dans le territoire de la province de Buenos-Aires, les premiers livres paroissiaux ont été tenus à LUJAN à partir de l'année 1731. À Cordoba, des registres datant de 1550 environ ont été microfilmés ainsi que ceux de Mendoza datant de 1650. Etant donné la détérioration causée par le temps, beaucoup de ces livres ont été retranscrits.

Les diocèses en Argentine ont subi beaucoup de modifications entre le XVIIème et le XXème siècle. Vous pouvez envoyer une lettre aux paroisses et demander la copie d'un acte de naissance, mariage etc
Registres microfilmés (Registros Microfilmados)

Les contrats de microfilmage conclus avec la Société Généalogique d'UTAH ne comprennent que les registres paroissiaux, aucun Registre Civil. De plus certains diocèses ne laissèrent pas microfilmés les registres de leurs paroisses.

Vous pouvez consulter les registres paroissiaux en ligne sur le site FamilySearch.

Recensements (Censos)

Les premiers comptages de la population, en République Argentine, remontent à la période où celle-ci faisait partie de la vice-royauté du Rio de la Plata. Le système colonial hispanique était contre l’entrée des étrangers en Amérique. Dans très peu de cas, certains purent entrer légalement, tel fut le cas de certaines professions nécessaires, alliés militaires, etc. Malgré tout, il se produisit des entrées illégales.

Durant les années 1804,1807 et 1809, on effectua un recensement des étrangers résidant dans la Ville de Buenos-Aires. Ceux étant considérés comme illégaux, étaient priés d’abandonner la vice-royauté. On mettait à leur disposition un bateau à une date déterminée. Ceux qui n’acceptaient pas, couraient le risque "d'être expulsés" avec mise sous - séquestre de leurs biens.
En étant un pays indépendant, l’Argentine a mené, à bien, déjà plusieurs recensements, en conservant les cartes de seulement deux d'entre eux, le Premier Recensement National de 1869 et Second Recensement National de 1895. Les deux recensements (1869 et 1895) ont été microfilmés et peuvent être consultés dans un Centre d'Histoire Familiale. Ils constituent un bon outil pour localiser nos ancêtres dans un lieu déterminé du pays et aussi pour comparer des données et observer la transformation du groupe familial avec le temps.
Maintenant, vous pouvez consulter ces microfilms du recensement en ligne.Dans le site d'indexation FamilySearch:

Vous pouvez visiter le site de Pablo Briand. Il peut être utile --> Le recensement de Buenos Aires en 1855

Fiche électorale (Ficha Electoral)

Si l'immigrant français a adopté la citoyenneté argentine, il existe une Fiche électorale avec ses informations. Etant citoyen argentin il est habilité à voter par autorisation des dirigeants. Chaque électeur a été identifié dans le Registre National d'Électeurs avec une fiche, appelée Fiche Électorale, qui contient une grande variété de renseignements. Consulter ces documents peut nous fournir des informations additionnelles. Toutefois, c'est une procédure qui requiert l'intervention d'un avocat et c’est pourquoi, vous aurez, sans doute, besoin de l'aide d'une personne vivant en Argentine.
Un exemple curieux et illustratif : il existe une polémique entre ceux qui affirment que Carlos Gardel est uruguayen et né à Tacuarembó et ceux qui le disent français, né à Toulouse. Quelques chercheurs ont consulté la Fiche Électorale de Carlos Gardel, Ficha Electoral de Carlos Gardel , en cherchant des informations qui permettraient d’affirmer l'une ou l'autre version.

Les Dossiers Successoraux (Los Expedientes Sucesorios)

Lorsque une personne décédée possédait des biens, meubles ou immeubles, avait une société avec des actions, ou encore était titulaire de certains droits ou obligations, afin que les héritiers puissent accéder et disposer de ces biens et droits, il est indispensable d’entamer une succession.
Ceci signifie qu'au moyen d'un avocat, il faut effectuer un inventaire (ceci est "entamer la succession") devant le Pouvoir Judiciaire de la juridiction concernée (juridiction déterminée par le dernier domicile du responsable). À cet effet, on a besoin de disposer de documentation qui accrédite le lien de parenté, soit : L’acte de mariage des parents, l’acte de décès, l’acte ou les actes de naissance. A la déclaration des héritiers on y joindra les titres de propriétés ou de biens qui intègrent la succession. Si l'ancêtre décédé était un immigrant, on doit solliciter les actes dans leur lieu de naissance.
Une fois remplit toutes les étapes et conditions légales, le Juge dicte la déclaration des héritiers, indiquant les liens des personnes présentées dans le dossier (s'ils sont familiaux, amicaux, etcetera), et qui seront les héritiers universels des biens du défunt. Par conséquent, le dossier successoral peut contenir un "rapport" intéressant sur la composition d'une famille.
Les successions comprises entre 1800-1900 sont gardées aux Archives Générales de la Nation (à Buenos Aires) au Fonds Documentaire des "Archives Tribunaux et Protocoles""Archivos de Tribunales y Protocolos", qui inclut les successions et les testaments. Les dossiers successoraux postérieurs à cette date, sont gardés aux Archives des Tribunaux de la « Capital Fédéral » et les provinces argentines, chacune d’elles contrôle ses archives. Chaque Archive a ses règles propres pour la consultation de ses dossiers en sachant que dans beaucoup de cas il est nécessaire d’avoir l’aide d'un avocat.
La Société Généalogique d'Utah a microfilmé "l'Indice alphabétique et chronologique de successions 1600-1920" "Indice alfabético y cronológico de sucesiones, 1600-1920". . En consultant cet indice nous pouvons savoir s'il existe dans le dossier Général de la nation une certaine succession ou un testament d'un de nos ancêtres. Elle a aussi microfilmé les Testaments 1666-1887, Testamentos 1666-1887 qui se trouvent à l'Archevêché de Cordoba (Argentine)