Recherche de Français résidents à Buenos Aires XIX siècle

Le « Registro Civil » de la ville de Buenos Aires, a été créé en 1886. Les enregistrement d’actes antérieures à cette date se trouvent dans les églises les plus anciennes. Les actes peuvent être demandées « on line » si l’on a des données précises. En cas contraire il est indispensable de procéder à une démarche personnelle. Requisitos.

Dans l’une des annexes du Registro Civil, qui se trouve dans la rue Uruguay 753, (voir plus bas) il existe, au quatrième étage où l’on trouve les copies des archives paroissiales antérieures à 1886, dont les originaux sont conservés par les diverses paroisses de Buenos Aires. Cet archive est connu sous le nom de Musée du Registro Civil. Sur commande les archivistes réalisent des recherches d’actes de naissance, de mariages ou de décès, mais l’on doit indiquer la période (10 ans maximum) sur laquelle la recherche doit être effectué. Pour que les archivistes puissent réaliser la recherche il est indispensable de leur indiquer le secteur de la ville dans lequel habitaient les personnes objet de la recherche.

L’adresse du Musée du Registro Civil est la suivante:
REGISTRO CIVIL N° 1
Calle Uruguay 753
Capital Federal
Tel. 4373-8441 - cgp01@buenosaires.gov.ar

Ressources

- Vous pouvez consulter les registres paroissiaux en ligne sur le site FamilySearch Indexing --> VOIR

- Recensement de Buenos Aires 1855

- Vous pouvez visiter le site de Pablo Briand. Il peut être utile --> Le recensement de Buenos Aires en 1855

- Noms de famille français ont trouvé dans le recensement des paroisses de Buenos Aires en 1855

Brève histoire des Registres Paroissiaux de Buenos Aires

En 1886 il existait à Buenos Aires 17 paroisses, ce qui implique que la recherche d’un ancêtre sans indiquer le secteur de la ville dans lequel il habitait implique une recherche exhaustive. Toutefois on peut, pour commencer la recherche, limiter la recherche aux églises que fréquentaient les Français.

Le Père Miguel Garicöits (né le 15 avril 1797 à Ibarre) a fondé un Institut Religieux de Prêtres dans le Séminaire de Bétharram. Après avoir été approuvé par l’Evêque de Bayonne en octobre 1835, son œuvre a commencé en 1841 et reçu le nom de « Instituto de los Sacerdotes del Sacrado Corazon de Jesus de Bétharram ». Les missionnaires ont d’abord exercé leur apostolat en Gascogne, en Vasconie et dans le Béarn. La congrégation a progressivement étendue son action hors des limites de sa diocèse d’origine (Bayonne), ce qui explique leur appellation de Padres Bayoneses (Pères bayonnais).
A milieu du XIX ème siècle fut encouragé l’immigration européenne vers l’Argentine et l’Uruguay. Les premiers groupes d’immigrés étaient des Basques tant français qu’espagnols et des béarnais. Ce courrant migratoire courrait le risquait de s’arrêter si l’on ne tenait pas compte de la spécificité de ces migrants. C’est pour cela que, rapidement, un accord a été signé entre le gouvernement de la ville de Buenos Aires , et Monseigneur Escalada, Evêque de Bayonne. Par cet accord il fut proposé au Père Garicöits d’envoyer un groupe de religieux. Le père Diego Barbé fut désigné supérieur de la Mission.
A leur arrivée à Buenos Aires, le 4 novembre 1856, les premiers prêtres de Bétharram, ou pères bayonnais, se sont installés à l’Eglise San Juan Bautista lieu a partir duquel ils ont commencé leur travail apostolique envers les basques installés au Rio de la Plata, Buenos Aires, et l’Uruguay.
En 1797 avant de l’autonomie puis l’Indépendance de ces territoires du Royaume d’Espagne, Antonio Gonzalez Varela, plus connu comme Miserere, et son épouse, ont fait donation de terrains pour la construction d’un Hospice et d’un oratoire qui fut dédié à Nuestra Señora de Balvanera, (Notre Dame de Balvanera). Le 1er avril 1833, fut construite la paroisse. D’autre part, a été fondé le College San José à l’initiative du gouverneur de la province de Buenos aires M. Pastor Obligado, où l’on commença à dispenser des cours le 19 mars 1858. Il était dirigé par les Pères Bayonnais.
Il s’agit là de la première expérience éducative qui a utilisé la pédagogie française. Sa fondation, son développement et son histoire son intimement liés à l’Eglise de Notre Dame de Balvanera. Avec l’existence de la paroisse et du Collège nombreux français se sont installés dans les alentours. On peut suivre cette évolution par les recensements de l’époque de 1840 à 1880. Les livres de la paroisse de Notre Dame de Balvanera renferment de nombreuses actes de naissance, de mariage et de décès.
Dans l’article « Franceses en la Parroquia de Balvanera », Don Carlos T. de Pereira Lahitte, a relevé tous les mariages de français, des deux premiers livres (1833-1857). Cet article a été publié dans le numéro 20 de la Revue Genealogia , qui est éditée par l’Institut Argentin de Sciences Généalogiques (Bs. As. 1982). Nous sommes en train de rechercher une copie de ce texte et nous le mettrons en ligne sur notre site dès que possible.
On peut aussi trouver quelques enregistrements de citoyens français sur les livres de la Paroisse Nuestra Señora de Monserrat.
Si l’on ne connais pas dans quel quartier de la ville de Buenos Aires habitait la personne recherché, on peu commencer en ciblant, d’abord, les trois paroisses indiqués.
Les registres paroissiaux ont été microfilmés. peuvent également être consultés en un Centre de Histoire Familiale. Il est important de noter que toutes les paroisses de Buenos Aires ont réalisé un recensement en 1855, ce qui peu faciliter les recherches. Ces derniers ont été aussi microfilmés.